samedi 22 mars 2014

Les Femmes Savantes



Les Femmes savantes est une pièce de théâtre en cinq actes et en alexandrins de Molière, comédie de mœurs notamment sur l'éducation des filles, créée au théâtre du Palais-Royal le .

Résumé
La pièce raconte l'histoire d'une famille déchirée en deux, où la mère (Philaminte), la belle-sœur de cette dernière (Bélise) et une de ses deux filles (Armande) sont sous l'emprise d'un faux savant aux dents longues (Trissotin). Ce dernier, beau parleur, les subjugue de ses poèmes et savoirs pédants mais, en vérité, s'intéresse plus à l'argent de la famille qu'à l'érudition des trois femmes. Cette situation désole le reste de la famille, à savoir le mari de Philaminte (Chrysale), le frère de ce dernier (Ariste) et la cadette des filles (Henriette) ; mais ces derniers ne s'opposent pas frontalement aux « chimères » des autres femmes de la famille.
Pendant longtemps, Clitandre a courtisé Armande, sœur d'Henriette, mais cette dernière s'est toujours refusée à lui, lui préférant « les beaux feux de la philosophie ». Clitandre est alors devenu amoureux de Henriette, et tous deux veulent se marier.
Dans ce but, ils vont devoir obtenir le soutien de la famille. Chrysale et Ariste sont favorables au mariage. Mais le reste de la famille, c'est-à-dire les trois « femmes savantes », s'y opposent. Philaminte veut qu'Henriette épouse Trissotin, pour asseoir son alliance avec la science et la philosophie. Cette volonté est appuyée par Bélise et Armande. Cette dernière exprime une certaine jalousie que sa sœur convole avec son ancien soupirant.
Chrysale ne veut pas s'opposer fermement aux volontés de son épouse, et il semble que le mariage d'Henriette et Clitandre soit compromis, à l'avantage de Trissotin. Les deux amants tentent alors de s'opposer au philosophe mais aucun ne réussit, jusqu'à ce qu'Ariste parvienne à déjouer la duplicité de Trissotin ; Henriette peut alors se marier avec Clitandre.




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vendredi 21 mars 2014

La Comtesse d'Escarbagnas


La Comtesse d'Escarbagnas

MOLIÈRE (1622 - 1673)

La Comtesse d'Escarbagnas est une comédie-ballet de Molière (musique de Charpentier et ballets de Beauchamp), commandée par Louis XIV pour le remariage de son frère avec la princesse palatine de Bavière, après son veuvage. Cette œuvre nous montre une provinciale, entichée de bonnes manières qu'elle se vante d'avoir apprises à Paris. On considère cette pièce comme le pendant féminin de Monsieur de Pourceaugnac.


Personnages
La Comtesse : Ezwa
Le Comte : Aldor
Le Vicomte : Jean Lambert
Julie : Jc Guan
Monsieur Tibaudier : Ezwa
Monsieur Harpin : Aldor
Monsieur Bobinet : Christian
Andrée : Jc Guan
Jeannot : Christian
Criquet : Karen Savage
Narratrice : Jc Guan



mardi 18 mars 2014

Les Fourberies de Scapin




Création
dimanche 24 mai 1671 : Théâtre du Palais-Royal, en même temps qu'une reprise duSicilien ou l'Amour peintre, comédie-ballet de Molière

  • Scapin, valet de Léandre, fourbe
  • Sylvestre, valet d'Octave
  • Octave, fils d'Argante et amant de Hyacinte
  • Léandre, fils de Géronte et amant de Zerbinette
  • Hyacinte, amante d'Octave
  • Zerbinette, une Égyptienne, amante de Léandre
  • Argante, père d'Octave
  • Géronte, père de Léandre
  • Nérine, nourrice de Hyacint



Scapin a le génie du théâtre. Il affabule, falsifie son identité, monte des canulars et jette de la poudre aux yeux à ses victimes. Et toutes finissent par jouer le scénario qu'il a prévu pour elles. Les dindons de la farce sont deux vieux grigous, avares et tyranniques. Si Scapin les trompe, c'est pour la bonne cause : pour que l'amour triomphe ! Et pour le plaisir d'entourlouper ses maîtres tout en prétendant les servir... La “mise en marionnettes” de ce classique souligne combien Scapin mène la danse avec maestria. Jean Sclavis incarne le valet ingénieux : il manipule par son bagou et par le geste les autres personnages représentés par des marionnettes. Il fallait un comédien de sa stature pour donner vie à ces superbes effigies d’un mètre trente, dialoguer avec elles et insuffler à l'ensemble une énergie stupéfiante. Ce "Scapin manipulateur" restitue toute la sève de cette pièce plus grave qu’il n’y paraît. Car à travers le rire apparaît en filigrane la solitude de Scapin, véritable double de Molière.







lundi 17 mars 2014

Psyché



Tragédie-ballet représentée pour le Roi dans la grande salle des machines du palais des Tuileries en janvier et durant tout le carnaval de l'année 1671 par la Troupe du Roi et donnée au public sur le théâtre de la salle du Palais-Royal le 24 juillet 1671.


ACTEURS
JUPITER.
VÉNUS.
L'AMOUR.
ÆGIALE, PHAÈNE, Grâces.
PSYCHÉ.
LE ROI, père de Psyché.
AGLAURE, CIDIPPE, sœurs de Psyché.
CLÉOMÈNE, AGÉNOR, princes amants de Psyché.
LE ZÉPHYRE.
LYCAS.
LE DIEU D'UN FLEUVE.




dimanche 16 mars 2014

Les Amats Magnifiques



Les Amants magnifiques est une comédie-ballet de Molière, composée et représentée à l'occasion du carnaval de février 1670, au cours de festivités nommées Divertissement royal. Derrière l'amusement d'une intrigue sentimentale et romanesque — deux princes rivaux se disputent une jeune princesse qui aime un soldat de fortune, sans noblesse mais non sans gloire, lequel la sauve d'un féroce sanglier et se trouve ainsi autorisé à épouser celle qu'il aime —, Molière fait le procès de l' astrologie notamment grâce au personnage d'Anaxarque, astrologue charlatan. Cette exécution, écrit G. Couton, donnait une leçon de raison à une cour et à une civilisation qui en avaient bon besoin

Personnages de la comédie:

ARISTIONE, Princesse, mère d'Ériphile.
ÉRIPHILE, fille de la Princesse.
CLÉONICE, confidente d'Ériphile.
CHORÈBE, de la suite de la Princesse.
IPHICRATE, TIMOCLÈS, amants magnifiques.
SOSTRATE, général d'armée, amant d'Ériphile.
CLITIDAS, plaisant de cour, de la suite d'Ériphile.
ANAXARQUE, astrologue.
CLÉON, fils d'Anaxarque.
UNE FAUSSE VÉNUS, d'intelligence avec Anaxarque.






http://fiches.lexpress.fr/livre/les-amants-magnifiques_408919

samedi 15 mars 2014

Le Bourgeois Gentilhomme




Le Bourgeois gentilhomme est une comédie-ballet de Molière, en cinq actes (comportant respectivement 2, 5, 16, 5 et 6 scènes)1 enprose (sauf les entrées de ballet qui sont en vers), représentée pour la première fois le , devant la cour de Louis XIV, auchâteau de Chambord par la troupe de Molière. La musique est de Jean-Baptiste Lully, les ballets de Pierre Beauchamp, les décors de Carlo Vigarani et les costumes turcs du chevalier d'Arvieux.
Dans cette pièce, Molière se moque d'un riche bourgeois qui veut imiter le comportement et le genre de vie des nobles. Ce spectacle est très apprécié par la Cour et Louis XIV, qui le redemande plusieurs fois.



Résumé
Acte I :M. Jourdain, dont le père s'est enrichi en vendant du drap, a décidé de vivre en " homme de qualité ". L'acte s'ouvre sur la conversation des maîtres de musique et de danse qui discutent des mérites de leur art et jugent avec pitié le parvenu qui les paie. Entrée de M. Jourdain qui montre immédiatement son ignorance et sa fatuité. Entrée du ballet qui forme intermède pour passer au second acte (II).

*Acte II : Ayant donné son avis sur la musique, M. Jourdain commande un concert et un ballet pour un dîner où il a prié des gens de qualité. Il prend une leçon de danse et de maintien. Arrivée du maître d'armes et discussion véhémente entre les trois professeurs. Le maître de philosophie qui survient est invité à arbitrer le conflit; mais il tourne les trois autres contre lui. Bataille et sortie des combattants. Le maître de philosophie rentre. M. Jourdain désire apprendre " tout ce qu'il pourra". Mais il renonce à la logique, à la morale, à la physique et se décide pour l'orthographe. M. Jourdain reçoit son tailleur qui lui apporte un habit. Entrée de ballet par les garçons tailleurs qui habillent M. Jourdain en cadence (I, III, IV, V).

*Acte III :M. Jourdain, qui veut montrer à sa femme et à la servante Nicole ses connaissances nouvelles, réussit seulement à se couvrir de ridicule. M. Jourdain reproche à son mari de fréquenter les nobles, et de ne pas s'occuper du mariage de sa fille. Elle le blâme de recevoir Dorante; mais, malgré ses avis, M. Jourdain se laisse emprunter à nouveau de l'argent par Dorante qui s'est chargé d'offrir une bague à la marquise Dorimène que M. Jourdain courtise. Il se substitue à M. Jourdain pour offrir à Dorimène un dîner et un régal. Nicole prévient Mme Jourdain qu'il y a " anguille
sous roche ". Scènes de dépit amoureux entre Cléonte et Lucile, la fille de M. Jourdain, entre Nicole et Covielle. Discussions et raccommodements. M-e Jourdain invite Cléonte à demander la main de Lucile à M. Jourdain, qui refuse parce que Cléonte n'est pas gentilhomme. Covielle propose à Cléonte un stratagème. Arrivée de Dorante et de Dorimène qui s'inquiète des dépenses faites en son honneur. M. Jourdain revient, révèle une fois de plus son ignorance de la civilité et des belles manières. Les convives vont se mettre à table pendant que les cuisiniers font le troisième
intermède de danse (III, IV, X, XII, XVI).


*Acte IV : Le festin tire à sa fin. M. Jourdain adresse à Dorimène de maladroits compliments quand Mme Jourdain survient, indignée, qui dit leur fait à M. Jourdain, à Dorante et à Dorimène qui veut sortir. Le ménage Jourdain continue à se disputer quand apparaît Covielle (déguisé en Turc). Il annonce à M. Jourdain que le fils du Grand Turc (Cléonte également déguisé en Turc) a vu Lucile, s'est épris d'elle et veut l'épouser. Covielle, en flattant les prétentions nobiliaires de M. Jourdain, qui va élevé par son futur gendre à la dignité de " mamamouchi ", obtient une réponse favorable aux espérances de Cléonte. Dorante, qui a accepté de favoriser l'intrigue, est présent. Cérémonie burlesque d'anoblissement du bourgeois (I, II, III, IV et cérémonie turque).

*Acte V : Mme Jourdain retrouve son mari affublé des insignes de sa nouvelle dignité, et le croit fou. Arrivée de Dorante avec Dorimène qui lui offre de l'épouser. Cléonte et Covielle, en costume turc, qui viennent pour le contrat, sont présentés à Dorimène et Dorante. M. Jourdain veut imposer le fils du Grand Turc comme époux à Lucile qui accepte, en reconnaissant Cléonte sous son déguisement. Même jeu de scène avec Mme Jourdain qui consent au mariage. En attendant le contrat, nouvel intermède de chants et de danses : Ballet des nations avec six entrées (I, III, V, VI).












vendredi 14 mars 2014

Monsieur de Pourceaugnac






Monsieur de Pourceaugnac, comédie-ballet en trois actes en prose, agrémentée de musique et de danse, a été joué pour la première fois le 6 octobre 1669 au château de Chambord. Versailles n'était encore qu'un vaste chantier et la cour nomade du jeune roi Louis XIV cherchait les forêts giboyeuses pour s'adonner au « divertissement de la chasse », sport automnal favori des gentilshommes. Afin de délasser cette brillante compagnie, on avait aussi coutume de lui donner le divertissement des spectacles. La querelle du Tartuffe était désormais terminée et la faveur du roi, totalement acquise à Molière. On fit donc appel à la troupe du Roi, qui quitta Paris le 17 septembre pour passer un mois dans la résidence royale. Naturellement le talent de Lully fut aussi mis à contribution pour les nombreux spectacles de ce séjour. 

Le décor, construction éphémère de fête, était simple, si l'on en croit le Mémoire de Mahelot : « Il faut deux maisons sur le devant et le reste du théâtre est une ville ». Pas de mobilier sinon les « trois chaises ou tabourets » pour asseoir Pourceaugnac entre ses médecins. Ce qui compte, en revanche, c'est l'attirail médical, neuf « seringues », et les deux « mousquetons » des Suisses. Molière, qui joue le rôle principal, est vêtu d'un costume aux couleurs criardes, « consistant en un haut-de-chausses de damas rouge garni de dentelle, un juste-au-corps de velours bleu garni d'or faux, un ceinturon à frange, des jarretières vertes, un chapeau gris garni d'une plume verte [...] » et pour le déguisement de l'acte III « une jupe de taffetas vert garni de dentelle et un manteau de taffetas noir ». La mascarade pouvait commencer. Elle était inspirée sans doute de canevas de la commedia dell'arte, comme Le dizgracie di Pulcinella ou Pulchinella burlato. Celui qui tire les ficelles, Sbrigani, n'est-il pas Napolitain ? La musique et la chorégraphie relayaient les lazzis et donnaient aussi le rythme de ce tourbillon carnavalesque, où Lully lui-même, interprète d'un des deux musiciens italiens en médecins grotesques, participa aux poursuites endiablées, armé d'un seringue à clystère. 



Molière éblouit la cour, il l'étourdit. Il la fit rire aussi, non seulement grâce aux performances physiques des comédiens, mais aussi à un comique de farce très caustique. En effet, quoi de plus efficace pour plaire à la haute aristocratie que de lui exposer les déconvenues d'un hobereau de province égaré dans la capitale, victime de sa crédulité et de la grossièreté de son éducation ? Ne dit-on pas d'un « homme venu depuis peu de la Province, qu'il encore l'air de la Province, pour dire qu'il n'a pas encore pris l'air du grand monde et de la Cour » ? Molière avait déjà raillé la province à travers George Dandin et ses beaux-parents, monsieur et madame de Sottenville. Il se sert du même ressort dramatique en forçant le trait avec Léonard de Pourceaugnac. Grimarest rapporte qu'il s'est inspiré d'un « gentilhomme limousin, qui, un jour de spectacle et dans une querelle qu'il eut sur le théâtre avec les comédiens, étala une partie du ridicule dont il était chargé. » Mais Pourceaugnac n'est pas le seul à détonner. D'autres types provinciaux agrémentent la pièce : Lucette, la Languedocienne et Nérine, la Picarde, que leur dialecte dénonce. Si l'on y ajoute l'italien et le français déformés de Sbrigani et des Suisses, le jargon des médecins et des juristes, le spectacle forme un ensemble bigarré et grotesque propre à égayer le public de Chambord, mais aussi celui de Paris où la pièce fut présentée à partir du 15 novembre avec succès. À la Cour et à la Ville, on se pique de parler un français bien différent, conforme aux règles de « l'usage » que définissent progressivement la jeune Académie française, des hommes de lettres comme Vaugelas ou Ménage et les salons comme celui de Madame de Rambouillet. Par la langue, « l'honnête homme » se distingue du commun. 



Après Monsieur de Pourceaugnac, outre le remboursement des frais occasionnés à la troupe, le Roi accorde à Molière une gratification exceptionnelle de mille livres « en considération de son application aux belles-lettres et des pièces qu'il donne au public. » Les trois comédies suivantes sont encore créées à la cour : Les Amants magnifiques à Saint-Germain-en-Laye, Le Bourgeois gentilhomme à Chambord et Psyché aux Tuileries. Mais il y a une ombre dans ce fastueux tableau : Molière fait des envieux et Molière est malade. En janvier 1670 paraît une comédie de M. le Boulanger de Chalussay, intitulée Elomire hypocondre ou les médecins vengés. L'anagramme ne cache pas la véritable identité de celui qui est portraituré dans cette pièce. Une correspondance cruelle s'établit entre la physionomie d'Elomire « les yeux enfoncés », « le visage blême », un corps qui n'a « presque plus rien de vivant et qui n'est presque plus qu'un squelette mouvant » et « cette habitude du corps, menue, grêle, noire et velue » de Pourceaugnac (I, 8). La farce, attaque féroce contre les médecins, est aussi l'œuvre d'un homme que sa maladie tourmente, situation que le public retrouvera, trois ans plus tard, avec Le Malade imaginaire

Depuis 1680, Monsieur de Pourceaugnac a été joué 892 fois à la Comédie-Française. Au XIXe siècle, Monrose, Samson, Edmond Got et Coquelin Cadet. En 1948, Jean Meyer demandait à Jacques Charon de prendre le rôle pour sa nouvelle mise en scène. Mais, comme il le dit lui-même, « le jeune Charon n'était pas Pourceaugnac. Il jouait les fantaisistes légers, les Arlequins », incarner ce bouffon de farce lui semblait impossible. Enrôlé « malgré lui », le jeune sociétaire fut par la suite pendant plus de vingt ans un Pourceaugnac emplumé et enrubanné irrésistible, aux côtés notamment de Béatrice Bretty, Catherine Samie et Françoise Seigner (Nérine), Micheline Boudet et Bérengère Dautun (Lucette) et Jean Meyer, Jean-Laurent Cochet et Jean-Claude Arnaud (Sbrigani). En 1987, Pierre Mondy mit en scène à son tour la pièce. Jacques Sereys était aux prises avec la « bande à Sbrigani » que menait Roger Mirmont. Ce spectacle, « conçu comme une énorme arnaque » contre Pourceaugnac rassemblait Claude Lochy, puis Louis Arbessier (Oronte), Thierry Hancisse (Eraste), Jean-François Rémi (Apothicaire), Véronique Vella (Julie), Paule Noëlle (Nérine) et Bérengère Dautun (Lucette). Il fut joué pour la dernière fois le 10 octobre 1988.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Monsieur_de_Pourceaugnac